Les Amis du Saulnois ont réussi leur coup ce dimanche 9 décembre dans les locaux de l'ancien tribunal de Château-Salins transformé pour la première fois en gigantesque salle d'expo.
Le maire de Château-Salins, le conseiller général, le président de la commission tourisme de la CCS, le président de l'OT de Dieuze ont inauguré cette exposition parcourant les salles du rez de chaussée et du premier étage en écoutant attentivement les explications de Roger Richard.
Calcaires à gryphées, ammonites, plagiostoma, gypse, argiles de Levallois, marnes irrisées, argiles rouges de Chanville, pierre de Tincry, grès, sel gemme , dolomie cargneulisée, dolomie en dalles, apportés par de nombreux collectionneurs qui avaient à coeur de partager avec le public leurs trésors du Saulnois, occupaient tout le sous sol de ces prestigieux locaux.
Pour compléter l'exposition, l'association thionvilloise Géolor présentait des pierres provenant de toute la région lorraine. Dans une autre salle, l'atelier de céramique Filarski faisait des démonstration de tournage. Les sauniers dieuzois avaient apporté les carottages du sous-sol réalisé sur le site des anciennes salines royales.
Enfin, la salle d'audience était occupée par le Conservatoire des espaces naturels qui présentait ses missions tandis que sur le mur était projeté en boucle le diaporama réalisé par Roger Richard présenté le mois dernier à Moyenvic lors de sa conférence pour Chemins faisant.
Les visiteurs pouvaient acheter sur place les exemplaires des cahiers du Saulnois, dont le numéro 5, qui évoque l'aventure des seigneurs locaux ayant ensuite connu un destin national. en vente ici
En fin d'après-midi, on comptait deux cents visiteurs à avoir bravé le froid et la neige. Ce lundi, l'expo sera ouverte aux écoliers et collégiens de la ville.
L'expo en photos
Grand soleil pour cette balade automnale à la recherche des champignons mais grande sécheresse aussi au niveau du sol ! Malgré les averses prometteuses de la semaine précédente, la « flore fongique » était relativement maigre dans ce secteur au sol argilo-calcaire du Saulnois.
Les mycophiles ont cependant pu observer de nombreuses espèces : le bolet à chair jaune, le lactaire tranquille à odeur de linge mouillé, le meunier à odeur de farine, l’armillaire couleur de miel (en surabondance), l’hébélome brûlant à odeur de radis, la pholiote changeante, la lépiote élevée, le clitocybe nébuleux de la St-Martin à ne pas confondre avec le perfide entolome livide, le pied bleu tant apprécié des mycophages, la redoutable amanite panthère, les plutées couleur de cerf et de lion, l’hypholome couleur de brique …
Cette sortie-nature était la dernière de la saison organisée par les Amis du Saulnois.
La sortie organisée à Hampont par les Amis du Saulnois et de son Patrimoine le 22 juillet 2012 a attiré quarante personnes.
Après avoir présenté le contexte des années 1914-1918 dans la région, Roger Richard a conduit le groupe à la forêt du Hühnerwald (le bois de la géline) où se trouvait un camp de prisonniers russes, lesquels ont participé à la construction d’une partie de la route actuelle entre Morville et Hampont.
Deuxième étape, à la sortie d’Hampont : le « Pionierpark » (camp du génie allemand) qui se trouvait à l’angle de l’ancienne route de Château-Salins et d’où partait la voie ferrée en direction du gros Max. Le terrassement de cette voie est encore bien visible et l’emplacement d’une petite gare militaire desservant un dépôt de matériel et un autre de munitions se devine facilement dans le paysage.
Puis, ce fut la visite d’Hédival, dont un bâtiment faisait alors fonction d’infirmerie. Jean-Luc Poirel et son épouse ont aimablement permis de visiter cet ancien site seigneurial du Val de Vaxy.
Ce fut ensuite, pour la plupart des participants, la découverte tout à fait surprenante de l’énorme cuve du gros Max parmi les nombreux trous de bombes et d’obus qui constellent la forêt environnante. Le site est devenu difficile à trouver et son approche est particulièrement dangereuse du fait des effondrements des nombreuses galeries souterraines abandonnées tout à l’entour.
L’imposant canon de marine de 380 tira surtout sur Nancy du 1er janvier 1916 à février 1917 et également sur Lunéville et Dombasle.
Cette page d’histoire locale sera reprise par Roger Richard lors d’une future conférence qui sera consacrée à la Grande Guerre dans le secteur et à la période d’annexion qui l’a précédée.
Cette sortie sera reconduite, car elle intéresse un large public Vu la dangerosité des lieux, elle exige un nombre de participants limité.
L’an prochain, un circuit consacré à la bataille de Morhange sera probablement proposé par les Amis du Saulnois depuis Manhoué jusqu’à Morhange, en passant par Château-Salins et Dalhain.
Les botanistes lorrains de l’association Floraine ont passé toute la journée du 28 juillet 2012 dans le Saulnois afin d’étudier les halophytes (plantes liées au sel), qui constituent un élément exceptionnel du patrimoine naturel de la région Lorraine.
Roger Richard, membre de l’association et conservateur des prés salés de Château-Salins et Vic-sur-Seille pour les Espaces naturels de Lorraine (anciennement Conservatoire des Sites Lorrains), les a accueillis sur la place de la Saline du chef-lieu. Il leur a présenté le site des anciennes salines ducales puis a guidé le groupe sur les principales zones halophiles du secteur. Daniel Buchheit a très aimablement reçu les naturalistes sur ses terres du moulin de Serraincourt, dans la vallée de la Petite Seille.
Puis ce fut la visite de la mare salée de Marsal et le pique-nique sur l’aire aménagée à cet effet. Le groupe auquel s’étaient joints quelques botanistes belges s’est rendu ensuite à Blanche-Eglise à la limite du ban de Dieuze où les photographes naturalistes ont pu s’en donner à coeur joie. Le site remarquable présente un intérêt d’ordre européen.
La visite s’est achevée au Pré Léo de Vic-sur-Seille où pousse la fameuse Salicornia vicensis (une espèce de passepierre n’existant que sur le finage de Vic-sur-Seille).
François Vernier, président de Floraine, auteur de plusieurs ouvrages botaniques et notamment d’une nouvelle flore de Lorraine a apporté tout son savoir aux participants.
Roger Richard et les Amis du Saulnois donnent rendez-vous dimanche 9 septembre à 14 h 30, porte des Salines Royales de Dieuze pour une nouvelle sortie sur le pré-salé de Blanche- Eglise en partenariat avec les Espaces Naturels de Lorraine qui assurent la gestion du site.
Sortie gratuite et ouverte à tous.
Sortie nature du 1er avril 2012 : jonquille et gypse
Le patrimoine naturel était à l’ordre du jour de la sortie printanière organisée par les Amis du Saulnois dans le vallon du Majurin entre Salonnes et Chambrey. Le soleil était au rendez-vous et la « promenade culturelle » s’est déroulée dans la bonne humeur générale. Roger Richard, président de l’association, avait préparé un itinéraire permettant de découvrir des milieux très variés.
Patrick Dussort, ornithologue averti, était aussi de la partie et de nombreux oiseaux ont pu être observés et surtout écoutés : buses, mésanges, fauvettes, pinsons, sitelles, rouge-gorge, pics …
La flore vernale a fait également l’objet d’une attention particulière : violettes, primevères, anémones, joli-bois, jonquille, pulmonaires, ficaires, cardamines … L’étude des différentes essences forestière ne fut pas négligée : charmes, hêtres, chênes, tilleuls, érables, saules, aulnes, alisiers …
La géologie ne fut pas en reste avec l’observation de la dolomie (pierre blanche des champs) dans la vallée, les affleurements gréseux dans la forêt et les anciennes carrières de gypse (la pierre à plâtre) dans les « rouges terres ».
Sans oublier une petite touche historique près du Chemin de la Reine ainsi nommée depuis le passage de Marie Leszczynska, toute jeune épouse de Louis XV, en août 1725 ! Ce chemin qui va tout droit de Fresnes à Chambrey est, en fait, un tronçon de la Route de France réalisée en 1661 pour relier l’Alsace à la France à travers le duché de Lorraine !
Sortie du 6 mai 2012 au lindre avec Michel Hirtz : les oiseaux
Michel Hirtz, ornithologue au Domaine de Lindre a animé une sortie-nature organisée par les Amis du Saulnois. Il était secondé pour l’occasion par Patrick Dussort de Landroff et Roger Richard de Château-Salins. Dans le secteur de Marsal, les participants ont pu observer un des rares sites de nidification de mouettes rieuses, une des plus grandes colonies de Moselle. Sur le site des prés salés de Blanche-Eglise, l’observation de plusieurs échasses blanches a été une très heureuse surprise ! En tout, ce sont, malgré des conditions météorologiques peu favorables, plus d’une trentaine d’oiseaux qui ont été repérés ce matin là !
A noter que Michel Hirtz proposera en octobre une conférence-diaporama sur les oiseaux de chez nous à Château-Salins. La prochaine animation-nature des Amis du Saulnois est une journée de formation organisée par le Conservatoire des Sites Lorrains sur la Réserve Naturelle Régionale de la Côte de Delme le dimanche 3 juin.
D’ici là, une conférence historique « Petits seigneurs du Saulnois à la cour des plus grands de l’Europe » sera animée par Roger Richard le dimanche 20 juin à 17H à la salle St-Jean du chef-lieu.
Vus et entendus : bergeronnette (printanière et grise), bruants (proyer et jaune), alouette des champs, corneille noire, pinson des arbres, mouettes rieuses (en plumage nuptial avec tête à capuchon noir en été, probablement la plus grande colonie de Moselle avec une centaine de couples et site de nidification), coucou gris, vanneaux huppés.
Vus : grands cormorans, canards (colverts, chipeaux, souchets), fuligule morillon (canard plongeur), foulque macroule, poule d’eau, courlis cendré, chevalier aboyeur, hirondelle de cheminée, grande aigrette (immature à bec jaune), linotte mélodieuse, tarier pâtre (traquet pâtre), échasses blanches. Et plusieurs lièvres !
Entendus : fauvettes (babillarde, grisette et à tête noire), rousserolles (turdoïde et effarvatte), mésange charbonnière, rossignol philomèle,
Le patois à Delme le 18 mars 2012
Dans le cadre des animations proposées par la bibliothèque de Delme, Roger Richard a passionné le public, venu très nombreux à la salle St-Germain, en faisant revivre la langue de nos anciens à travers toutes sortes d’anecdotes du temps passé. La projection sur grand écran des traductions « en simultané » a permis à tous ceux qui n’avaient jamais pratiqué ce langage, aujourd’hui abandonné, de suivre très facilement l’ensemble de l’exposé. En plus des chants, des histoires et autres récits, le conférencier s’est appliqué à définir les principes de base de ce parler inhérent au mode de vie rural de nos campagnes du Saulnois.
C’est un sujet qu’il se promet d’approfondir l’an prochain dans le cadre des conférences à la salle St-Jean de Château-Salins donnant lieu à publication d’un document (sous forme d’enregistrement)
Roger Richard, président des Amis du Saulnois et de son patrimoine avait donné rendez-vous à tous les passionnés d'histoire, ce dimanche 20 novembre sur la place de la saline, à Château-Salins. Le but de cette sortie était de faire découvrir aux participants l'emprise de l'usine qui fonctionna au coeur de la ville entre le XIVè et le XIXè siècle.
Du puits salé aux poêles à sel, de la place du stockage des bois de chauffe aux magasins à sel, du mur d'enceinte aux tours du château, le guide a tout montré de l'exploitation d'autrefois. Tout montré, ou presque, puisqu'il n'éxiste malheureusement plus grand chose des bâtiments qui firent la richesse du Saulnois.
Le public avait reçu un plan de la saline telle qu'elle était au XVIIIè qui permettait à chacun de situer les éléments importants de l'usine. Quelques pierres, ici ét là, confirmaient l'existence des infrastructures présentes sur le document d'archive.tourchateau
Mais la qualité du conférencier allié à la passion qu'il mettait dans son récit, facilitait la compréhension de chacun si bien que l'ancienne cité n'a plus aucun mystère désormais pour les soixante personnes qui avaient répondu à l'invitation des Amis du Saulnois.
Chaque saison a son charme et si l’automne annonce la froideur à venir, il pare auparavant la nature de ses plus beaux atouts. Les feuilles des arbres ont chacune leur couleur : jaune pour les charmes et les érables, brune pour les hêtres et les chênes, noire pour les peupliers trembles, rougeâtre pour les merisiers et les alisiers, etc. Il en est de même pour les fruits sauvages.
Ceux du cornouiller et du troène sauvage sont noirs, ceux du prunellier bleuâtres, les cenelles (aubépine) et les cynorhodons (églantine) sont rouges. Quant aux champignons qui se font un peu rares en ce moment, Roger Richard a pu cependant en présenter quelques espèces : l’anthurus d’Archer (sorte de pieuvre rouge sortant d’un œuf), la grande lépiote (dont les gros chapeaux en forme de parasols sont comestibles), le phallus impudique (à senteur encore plus forte que celle de l’anthurus), le lactaire tranquille (à odeur de linge mouillé), les russules jaunes à lamelles blanches (Russula ocroleuca) et pourpres à centre noir (Russula atropurpurea), la clavaire blanche aux nombreux rameaux dressés, la schyzophylle aux lamelles fourchues, le bolet orangé du chêne (comestible recherché), ou encore l’amanite citrine (à odeur de pomme de terre).
Au printemps prochain, ce sera au tour des premières fleurs de retenir l’attention des amoureux de la nature. Mais d’ici là, il y aura une dernière animation pour cette année 2011 : une visite historique du vieux Château-Salins et de l’ancienne saline ducale du cœur de la ville.
Elle se déroulera dimanche 20 novembre. Le rendez-vous est fixé à 14 h 30, place de la Saline, à Château-Salins.
La dernière animation de la saison pour les Amis du Saulnois s’est déroulée à Mulcey, petit village du pays dieuzois, avec deux centres d’intérêt : l’église et le moulin.
Roger Richard, président de l’association, a laissé à Maurice Lormant, ancien maire de la commune, le soin de présenter le patrimoine paroissial. L’église, reconstruite et agrandie au milieu du XIXe siècle, recèle plusieurs éléments du siècle précédent qui retiennent l’attention. Il y a notamment trois statues de bois représentant la Vierge Marie, Saint-Hubert et Sainte-Barbe (regroupées aujourd’hui dans le chœur), un tableau de la nativité de la Vierge (patronne de la paroisse).
De style néoroman, l’édifice présente un intérieur très richement décoré (fresques, stucs, mobilier, vitraux et statues) comme on en trouve plus volontiers dans les églises de la partie orientale et dialectophone de la Lorraine. À travers tous ces éléments, c’est une véritable leçon d’enseignement religieux que M. Lormant a présenté au public ravi par son érudition et ses recherches.
Le groupe s’est ensuite rendu au moulin de Mulcey où le maître des lieux, accompagné de son épouse, a présenté par le menu les différentes machines et les principales étapes pour transformer le grain en farine. Passionné par son ancien métier, Dominique Pierron s’est fait un plaisir de répondre aux différentes questions que n’ont pas manqué de lui poser des auditeurs très intéressés. Si les machines ont cessé de tourner en 1995, le site est encore en activité et le patron toujours aussi disert quand il s’agit de parler de son entreprise.
Cette sortie estivale très agréable s’est achevée par la mise à disposition du « cahier du Saulnois n° 2 » consacré plus particulièrement au patrimoine naturel du pays de la Seille.
Prochain rendez-vous le dimanche 4 septembre à Vic-sur-Seille, date à laquelle sera disponible le cahier n° 3 intitulé « le Saulnois à travers l’histoire » !
L’association intercommunale de sauvegarde de l’environnement (Aise) a rassemblé 36 membres, le 30 avril 2011, pour sa sortie nature sur la côte de Delme classée en réserve naturelle régionale et en site Natura 2000.
Pour cette sortie, elle a mobilisé des naturalistes forts compétents au nombre desquels il y avait Patrick Dussort et Pierre-Antoine Précigout, Roger Richard, président des Amis du Saulnois et de son patrimoine et par ailleurs conservateur-animateur du CSL, ainsi qu’Armand Wernet, président du Gecnal de Sarreguemines et membre du comité de l’Aise.
Avec des conditions climatiques excellentes, la sortie ne pouvait pas décevoir, la nature était au rendez-vous.
En gravissant à l’allure de l’escargot la côte, la première rencontre fut celle du renard en quête de nourriture aux abords des buissons puis ce furent les premières orchidées, les oiseaux de retour de migration à commencer par les fauvettes, les pouillots, les bruants, les tariers, le rossignol
philomène, le pinson des arbres et le merle noir, les bergeronnettes, le martinet et l’hirondelle puis, au titre des rapaces, le milan noir et le faucon crécerelle.
Les observations visuelles ont été complétées par une initiation à l’identification auditive des espèces
présentes et souvent indécelables à la vue.
Jean-Claude Leidinger le président de l’Aise eut toutes les peines du monde à rassembler les petits groupes captivés par les différents animateurs pour offrir la collation traditionnelle aux participants, préparée par Mmes Goutfreind et Leidinger.